D´euxD´eux

Release date: Mar 30, 1995Date de sortie: 30 mars 1995

In February 1994, Jean-Jacques Goldman, a major star in France and only just beginning his friendship with Céline, decided to write an entire album for Céline focusing on her love life (Pour que tu m’aimes encore, Je sais pas and J’attendais) as well as her professional life (Destin). The album allows Céline to explore many new musical styles, including blues (Le ballet), rock ‘n’ roll (J’irai où tu iras), rhythm ‘n’ blues (Regarde-moi), gospel (Prière païenne) pop (Les derniers seront les premiers, Cherche encore) and ballads (La mémoire d’Abraham). D’eux ends with the heartrending Vole, a song dedicated to Céline’s niece Karine, who passed away from Cystic Fibrosis the previous year.

Over the years D’eux has become the best-selling French album of all time, selling more than 10 million copies worldwide.

C’est sans trop connaître Céline qu’en février 1994, Jean-Jacques Goldman star incontestée en France, décide d’écrire un album spécifiquement pour Céline où il sera question de sa vie amoureuse (Pour que tu m’aimes encore, Je sais pas, J’attendais) ainsi que de sa vie d’artiste (Destin). Leur rencontre permet à Goldman de découvrir une jeune femme amoureuse et sensible qui lui inspirera une douzaine de chansons reflétant brillamment le vécu et les états d’âme de la chanteuse. 

L’album servira aussi de prétexte pour explorer plusieurs styles musicaux tels que le blues (Le ballet), le rock‘n roll (J’irai où tu iras), le rhythm‘n blues (Regarde-moi), le gospel (Prière païenne), la pop (Les derniers seront les premiers, Cherche encore) et bien entendu, la ballade (La mémoire d’Abraham). Il se terminera sur la bouleversante chanson Vole dédiée à sa nièce Karine atteinte de la fibrose kystique et décédée deux ans auparavant.

Au fil des années, l’album D’eux est devenu l’album de langue française le plus vendu de tous les temps avec des ventes mondiales avoisinant les 10 millions d’exemplaires.

  • 1

    Pour que tu m'aimes encore

    J’ai compris tous les mots, j’ai bien compris, merci
    Raisonnable et nouveau, c’est ainsi par ici
    Que les choses ont changé, que les fleurs ont fané
    Que le temps d’avant, c’était le temps d’avant
    Que si tout zappe et lasse, les amours aussi passent

    Il faut que tu saches

    J’irai chercher ton coeur si tu l’emportes ailleurs
    Même si dans tes danses d’autres dansent tes heures
    J’irai chercher ton âme dans les froids dans les flammes
    Je te jetterai des sorts pour que tu m’aimes encore

    Fallait pas commencer m’attirer me toucher
    Fallait pas tant donner moi je sais pas jouer
    On me dit qu’aujourd’hui, on me dit que les autres font ainsi
    Je ne suis pas les autres
    Avant que l’on s’attache, avant que l’on se gâche

    Je veux que tu saches

    J’irai chercher ton coeur si tu l’emportes ailleurs
    Même si dans tes danses d’autres dansent tes heures
    J’irai chercher ton âme dans les froids dans les flammes
    Je te jetterai des sorts pour que tu m’aimes encore

    Je trouverai des langages pour chanter tes louanges
    Je ferai nos bagages pour d’infinies vendanges
    Les formules magiques des marabouts d’Afrique
    J’les dirai sans remords pour que tu m’aimes encore

    Je m’inventerai reine pour que tu me retiennes
    Je me ferai nouvelle pour que le feu reprenne
    Je deviendrai ces autres qui te donnent du plaisir
    Vos jeux seront les nôtres si tel est ton désir
    Plus brillante plus belle pour une autre étincelle
    Je me changerai en or pour que tu m’aimes encore.

     

    (Jean-Jacques Goldman)

  • 2

    Le ballet

    Ça t’arrive sans crier gare
    Au milieu d’une heure incolore

    Un geste, une odeur, un regard
    Qui comme déchire ton décor

    Tout à coup ce coeur qui t’avait presque oublié
    Se pointe à ta porte et se remet à cogner

    Attention, le ballet va commencer

    Tu comprends pas trop c’qui t’arrive
    Tu crois d’abord à une erreur

    Tu l’évites et lui te devine
    Entre le désir et la peur

    Tu t’entends lui dire des phrases sans aucun sens
    Qui’mporte, les mots n’ont plus la moindre importance

    Car le ballet a commencé

    Il met ses plus beaux autours et du miel sur sa voix
    Toi tu te fais velours et tes bijoux brillent sur toi
    Il te dit poèmes et rêves et lointains voyages
    Tu réponds Florence, peinture, impeccables images

    Dames et cavaliers, avancez

    Un coup d’oeil à son dos, ses hanches, quand s’efface le galantin
    Un regard quand elle se penche et laisse deviner un sein
    Elle sait déjà ses mains, les contours de sa bouche
    Le cambré de ses reins, qu’elle a noté en douce

    Car le ballet va s’animer

    Il a su les codes et donné les bons mots de passe
    Encore un peu d’alcool et que tombent les cuirasses
    Livrées les clés des corps enfin les peaux s’embrassent
    Et le temps s’arrête tant que dure la grâce

    Car le ballet, est bientôt terminé
    Et la vraie vie, va commencer
    Et oui – la vraie vie –

     

    (Jean-Jacques Goldman)

  • 3

    Regarde-moi

    C’est comme une machine à fond de train
    Une locomotive qui foncerait sans fin

    Des coups des secousses, je m’habitue pas
    Qui conduit, qui pousse ce train, qui sait où il va?

    J’ai mal à la tête, j’ai mal au coeur
    Faites qu’on l’arrête, appelez-moi le contrôleur

    Je veux qu’on m’explique, je veux quelqu’un
    En cas de panique c’est écrit là
    Oh, tirez sur le frein à main

    Et toi qu’est-ce que tu fous là
    Sur ton sofa, à côté d’moi

    Tu vois pas que j’crève, que j’suis vidée
    Que j’ai plus de sève, que je vais lâcher

    Regarde-moi, dis moi les mots tendres
    Ces mots tout bas
    Fais moi redescendre loin de tout loin de tout ça
    Je veux, je commande, regarde-moi

    J’ai besoin de tes yeux,
    C’est le miroir où j’existe sans eux
    Je ne me vois pas

    Mais tout nous aspire, petits écrans
    Faut montrer le pire ailleurs
    Pour accepter nos néants

    Si t’y prends pas garde, avec le temps
    Tu te fous des gares et jamais plus tu ne redescends

    Les tempes qui cognent, ça me reprend
    Ou tu te raisonnes ou tu prends des médicaments

    Mais je voudrais savoir une fois seulement

    La fin de l’histoire et pourquoi, où et comment

    Qui sont les bons et les méchants?

     

    (Jean-Jacques Goldman)

  • 4

    Je sais pas

    Détourner des rivières, porter des poids
    Traverser des mers, je saurais faire

    Défier des machines, narguer des lois
    Les foudres divines, ça m’effraie pas

    J’sais prendre un coup, le rendre aussi
    River des clous, ça j’ai appris

    J’suis pas victime, j’suis pas colombe
    Et pour qu’on m’abîme, faut qu’je tombe

    Je sais les hivers, je sais le froid
    Mais la vie sans toi, je sais pas

    Je savais le silence depuis longtemps
    J’en sais la violence, son goût de sang

    Rouges colères, sombres douleurs
    Je sais ces guerres, j’en ai pas peur

    Je sais me défendre, j’ai bien appris
    On est pas des tendres par ici

    Je sais les hivers, je sais le froid
    Mais la vie sans toi, je sais pas

    Lutte après lutte, pire après pire
    Chaque minute, j’ai cru tenir

    J’voudrais apprendre jour après jour
    Mais qui commande à nos amours?

    Je sais les hivers, je sais le froid
    Mais la vie sans toi, je sais pas

    Je sais pas
    Je sais pas

     

    (Jean-Jacques Goldman / J. Kapler)

  • 5

    La mémoire d'Abraham

    Juste une prière avant d’obéir
    À l’ordre des choses et de nos pères
    Avant de partir

    Juste une autre vie sauvée de l’oubli
    Gravée bien mieux que par une lame
    Dans la mémoire d’Abraham

    Longue l’attente de l’heure
    Lourde la peine en nos coeurs
    Mais si grands notre amour notre foi en toi
    Et difficile de te comprendre parfois

    Que sera demain nos destins plus loin?
    Un peu de paix d’amour et de pain
    Au creux de tes mains

    Longue l’attente de l’heure
    Lourde la peine en nos coeurs
    Mais si grands notre amour notre foi en toi
    Et difficile de te comprendre parfois

    Conduis nos enfants pour la fin des temps
    Remplis de plus de joies que de larmes
    La mémoire d’Abraham

     

    (Jean-Jacques Goldman)

  • 6

    Cherche encore

    Y'a tant de murs qui te retiennent
    Trop d'inaccessibles échelles
    Dans tes rêves et dans tes mots

    Tu as choisi l'envers à la peine
    Ailleurs où d'autres arcs-en-ciel
    Tracent des mondes plus beaux

    Cherche encore
    Tant que brûlera ta flamme
    Le paradis qui dort
    Dans les secrets de ton âme
    Cherche encore
    Suis ta lumière et tes lois
    Si tu peux cherche encore plus fort
    Et si jamais tu te perds
    Je serai là, je serai là

    Je veux rester dans ton histoire
    Une petite porte ouverte
    Dans le couloir où tu fuis
    Derrière les barreaux de ta mémoire
    Même où la raison déserte
    Je t'entendrai sans un cri

    Va plus loin cherche encore
    Tant que brûlera ta flamme
    Le paradis qui dort
    Dans les secrets de ton âme
    Cherche encore
    Suis ta lumière et ta foi
    Si tu peux cherche encore plus fort
    Et si jamais tu te perds
    Je serai là, je serai là

    Et le temps les gens continuent d'avancer
    Si tu tombes avant je saurai te porter
    Et les vents, les ans, continuent de tourner
    Si l'oubli t'attend, moi aussi j'attendrai

     

    (Erick Benzi)

  • 7

    Destin

    Y'a pas de voiles aux volets de mes frères
    Y'a pas d'opale autour de mes doigts
    Ni cathédrale où cacher mes prières
    Juste un peu d'or autour de ma voix

    Je vais les routes et je vais les frontières
    Je sens, j'écoute, et j'apprends, je vois
    Le temps s'égoutte au long des fuseaux horaires
    Je prends, je donne, avais-je le choix?

    Tel est mon destin
    Je vais mon chemin
    Ainsi passent mes heures
    Au rythme entêtant des battements de mon coeur

    Des feux d'été je vole aux sombres hivers
    Des pluies d'automne aux étés indiens
    Terres gelées aux plus arides déserts
    Je vais je viens, ce monde est le mien

    Je vis de notes et je vis de lumière
    Je virevolte à vos cris, vos mains
    La vie m'emporte au creux de tous ses mystères
    Je vois dans vos yeux mes lendemains

    Tel est mon destin
    Je vais mon chemin
    Ainsi passent mes heures
    Au rythme entêtant des battements de mon coeur

    Je vais les routes et je vais les frontières
    Je sens, j'écoute, et j'apprends, je vois
    Le temps s'égoutte au long des fuseaux horaires
    Je prends, je donne, avais-je le choix?

    Je prends le blues aux signaux des répondeurs
    Je prends la peine aux aéroports
    Je vis l'amour à des kilomètres ailleurs
    Et le bonheur à mon téléphone

    Tel est mon destin
    Je vais mon chemin
    Ainsi passent mes heures
    Au rythme entêtant des battements de mon coeur

     

    (Jean-Jacques Goldman)

  • 8

    Les derniers seront les premiers

    Quand marcher sans autre but
    Plus de passe demain fourbu
    Dans le néant du froid de la rue

    Quand les mots n’existent plus
    Quand l’espérance oubliée, dissolue
    Quand les alcools même ne saoûlent plus
    Restent les phrases écorchées
    De ces phrase qu’on jette avant de renoncer

    Les derniers s’ront les premiers
    Dans l’autre réalité
    Nous serons princes d’éternité

    Un billet sur le trottoir
    Dans un journal d’autres histoires
    Un rayon de soleil au hasard

    Une fleur abandonnée
    Ce que les autres ont laissé de côté
    Plus assez neuf, plus assez
    Quand ta place est au-dehors
    Ne reste que ces phrases comme île au trésor

    Les derniers s’ront les premiers
    Dans l’autre réalité
    Nous serons princes d’éternité

     

    (Jean-Jacques Goldman)

  • 9

    J'irai où tu iras

    Chez moi les forêts se balancent
    Et les toits grattent le ciel
    Les eaux des torrents sont violence
    Et les neiges sont éternelles
    Chez moi les loups sont à nos portes
    Et tous les enfants les comprennent
    On entend les cris de New York
    Et les bateaux sur la Seine

    Va pour tes forêts tes loups tes gratte-ciel
    Va pour les torrents tes neiges éternelles
    J'habite où tes yeux brillent où ton sang coule
    Où des bras me serrent

    J'irai où tu iras, mon pays sera toi
    J'irai où tu iras qu'importe la place
    Qu'importe l'endroit

    Je veux des cocotiers des plages
    Et des palmiers sous le vent
    Le feu du soleil au visage
    Et le bleu des océans
    Je veux des chameaux des mirages
    Et des déserts envoûtants
    Des caravanes et des voyages comme sur les dépliants

    Va pour tes cocotiers tes rivages
    Va pour tes lagons tout bleu balançant
    J'habite où l'amour est un village
    Là où l'on m'attend

    J'irai où tu iras, mon pays sera toi
    J'irai où tu iras, qu'importe la place
    Qu'importe l'endroit

    Prends tes clic et tes clac et tes rêves et ta vie
    Tes mots, tes tabernacles et ta langue d'ici
    L'escampette et la poudre et la fille de l'air
    Montre-moi tes édens montre-moi tes enfers
    Tes nord et puis tes sud et tes zestes d'ouest

    Chez moi les forêts se balancent
    Et les toits grattent le ciel
    Les eaux des torrents sont violence
    Et les neiges sont éternelles
    Chez moi les loups sont à nos portes
    Et tous les enfants les comprennent
    On entend les cris de New York
    Et les bateaux sur la Seine

    Qu'importe j'irai où bon te semble
    J'aime tes envies j'aime ta lumière
    Tous le paysages te ressemblent
    Quand tu les éclaires

    J'irai où tu iras, mon pays sera toi
    J'irai où tu iras qu'importe la place
    Qu'importe l'endroit

     

    (Jean-Jacques Goldman)

  • 10

    J'attendais

    Et j’écoutais longtemps couler l’eau des fontaines
    Et j’écoutais le vent changer infiniment
    Vagues de quiétude et de paix
    D’aussi loin que je me souvienne
    L’enfance est un immense océan
    Et je rêvais longues années, longue indolence
    Où rien ne se passe mais où rien ne s’oublie
    J’allais sereine et sans connaître
    Le moindre feu d’une absence

    Ce n’est qu’en te croisant
    Que j’ai su, j’ai compris

    J’attendais, j’attendais,
    J’attendais ton regard pour expliquer enfin
    Le pourquoi de ces au revoir
    À tout ce long chemin

    J’attendais, j’attendais,
    Le pays de ton corps le toucher de tes mains
    Ma douce boussole mon nord
    Le sens à mes demains

    Et j’abordais les troubles rives adolescentes
    Les doutes, les jeux, les mauvais courants
    Je me souviens les coups de sang
    Des musiques et des mots de france
    Amants d’avant

    Y’a bien des vies qu’on nourrit d’étude ou de science
    Destins faits d’aventures, de records ou d’argent
    Des vies d’écriture et de voyage
    Ou de rêve de puissance
    J’y pensais bien de temps en temps,
    En écoutant le vent

    J’attendais, j’attendais,
    J’attendais ton regard pour expliquer enfin
    Le pourquoi de ces au revoir
    À tout ce long chemin

    J’attendais, j’attendais, j’attendais ton amour,
    Ton beau ton bel amour
    Je lattendais pour enfin vivre
    En donnant à mon tour

    J’attendais

     

    (Jean-Jacques Goldman)

  • 11

    Prière païenne

    Les mains serrées, ça c'est facile
    Fermer les yeux, j'aime plutôt ça
    Genoux pliés, pas impossible
    Se taire un peu, pourquoi pas

    Mais ma prière, elle est qu'à moi
    J'y mets tout ce que j'aime, ce que j'espère
    Tout ce que je crois

    Je prie la terre de toute ma voix
    Mais pas le ciel, il m'entend pas
    Mais pas le ciel, trop haut pour moi

    Quand j'me réveille je loue le jour
    La vie toujours, toutes ses merveilles

    Je prie les roses, je prie les bois
    Les virtuoses, n'importe quoi

    Je prie l'hiver quand il s'en va
    L'été, les étoiles et la mer
    Et le soleil et ses éclats

    Et j'suis sincère, j'prie pour tout ça
    Mais toi le ciel, tu n'entends pas
    Mais toi le ciel, est-ce que t'es là

    Cest ma prière païenne
    Mon crédo ma profession de foi
    C'est ma supplique terrienne
    J'y mets tout ce que j'espère
    Et tout ce que je crois

    Je prie la terre, de toute ma voix
    Et toi le ciel, nous oublie pas

    Je prie les hommes, je prie les rois
    D'être plus homme, d'être moins roi

    Je prie les yeux, les yeux défaits
    Ceux que les cieux, ne voient jamais
    Je prie l'amour, et nos cerveaux
    Qu'on imagine et qu'on se bouge
    Et sans trop compter sur la haut

    Savant poète, je prie pour toi
    Et toi le ciel, écoute-moi
    Et toi le ciel, entend ma voix

    Je prie la paix, l'inespérée
    Les "Notre Père" n'ont rien donné

    Et tous les hommes de lumière
    Qui font la guerre à la guerre

    Je prie nos rêves, je prie nos bras
    Mais toi le ciel, entends ma voix,
    Et toi le ciel, entends nos voix,
    Nous oublie pas

     

    (Jean-Jacques Goldman)

  • 12

    Vole

    Vole vole petite aile
    Ma douce, mon hirondelle
    Va t'en loin, va t'en sereine
    Qu'ici rien ne te retienne

    Rejoins le ciel et l'éther
    Laisse-nous laisse la terre
    Quitte manteau de misère
    Change d'univers

    Vole vole petite soeur
    Vole mon ange, ma douleur
    Quitte ton corps et nous laisse
    Qu'enfin ta souffrance cesse

    Va rejoindre l'autre rive
    Celle des fleurs et des rires
    Celle que tu voulais tant
    Ta vie d'enfant

    Vole vole mon amour
    Puisque le nôtre est trop lourd
    Puisque rien ne te soulage
    Vole à ton dernier voyage
    Lâche tes heures épuisées
    Vole, tu l'as pas volé
    Deviens souffle, sois colombe
    Pour t'envoler

    Vole vole petite flamme
    Vole mon ange, mon âme
    Quitte ta peau de misère
    Va retrouver la lumière

     

    (Jean-Jacques Goldman)