S´il suffisait d´aimerS´il suffisait d´aimer

Release date: Sep 8, 1998Date de sortie: 8 sept. 1998

Three years after the phenomenal success of the D'eux album, the Goldman/Dion duo do it again with S’il suffisait d’aimer, a gentle album of ballads, gospel and blues. S’il suffisait d’aimer is entirely written by Jean-Jacques Goldman, with the exception of Papillon and Terre credited to Erick Benzi.

The album’s first single Zora sourit explore a new theme for Céline’s repertoire as it denounces racism and advocates tolerance. For the album’s title song, S’il suffisait d’aimer, Goldman creates a number which highlight the many possibilities of Celine’s voice. On ne change pas, the album’s third single, is a song about childhood and adolescence, a painful period for a young Celine who disliked school. The song achieves a perfect balance between simplicity and efficiency.

Several of the album’s songs reflect Celine’s immense talent, whether through the poignant melody of Je crois toi or the mesmerizing power of Dans un autre monde. This is an album deserves to be listened attentively, the cautious listener could then appreciate the exceptional chemistry between a composer and a singer.

Trois ans après le succès phénoménal de l’album D’eux, le duo Dion/Goldman revient en force avec S’il suffisait d’aimer, un album tout en douceur ponctué de ballades, de gospel et de blues.

Toutes les chansons de cet album portent la signature unique de Goldman, exception faite de deux chansons écrites par Erick Benzi (Papillon et Terre). Le premier single, Zora sourit, contraste par son sujet avec le répertoire habituel de Céline en dénonçant le racisme et en prônant la tolérance. Dans la chanson-titre, S’il suffisait d’aimer, Goldman a bien su y mettre en valeur les multiples possibilités offertes par la voix riche et nuancée de Céline. Avec le troisième single, On ne change pas, une chanson sur l'enfance et l'adolescence, on atteint un équilibre parfait entre sobriété et efficacité.

Les chansons de cet album reflètent bien l’immense talent d’interprète de Céline. Que l’on pense à Je crois toi, avec sa poignante mélodie ou à Dans un autre monde pour son énergie envoûtante, force est de constater qu’il existe bel et bien une chimie entre l’écriture de Goldman et la voix de Céline et que cette dernière y est à son paroxysme.

  • 1

    Je crois toi

    Je crains la nuit quand tu n'es pas là
    Ce tout petit au-delà
    Je crains le silence après les voix
    Ce froid si froid

    Je crains les rues, le jour et les gens
    Et la solitude autant
    Je prie qu'on ne me remarque pas
    Moi je crois toi, toi je te crois

    La pluie, les éclairs et les chats noirs
    La vie me glace d'effroi
    Soudain je sursaute en ne croisant qu'un miroir
    Mais n'ai-je peur que de moi ?

    Je crains les promesses et les serments
    Les cris, les mots séduisants
    Je me méfie si souvent de moi
    Mais de toi, pas, toi je te crois

    La pluie, les éclairs et les chats noirs
    La vie me glace d'effroi
    Mais quand je sursaute en ne croisant qu'un miroir
    N'aurais-je peur que de moi ?

    Je crains les saints, le mal et le bien
    Je crains le monde et ses lois
    Quand tout m'angoisse, quand tout s'éteint
    J'entends ta voix
    Je te crois, toi
    Toi, je te crois
    Moi, je te crois


    (Jean-Jacques Goldman)

  • 2

    Zora sourit

    Une rue, les gens passent
    Les gens comme on les voit
    Juste un flux, une masse
    Sans visage, sans voix
    Quel étrange aujourd'hui
    Quelque chose, mais quoi ?
    Désobéit

    Une rue comme d'autres
    Et le temps se suspend
    Une tache, une faute
    Et soudain tu comprends
    Impudence inouïe
    Insolite, indécent
    Zora sourit

    Zora sourit, aux trottoirs, aux voitures, aux passants
    Au vacarme, aux murs, au mauvais temps
    À son visage nu sous le vent
    À ses jambes qui dansent en marchant
    À tout ce qui nous semble évident
    Elle avance et bénit chaque instant
    Zora sourit

    Des phrases sur les murs
    Des regards de travers
    Parfois quelques injures
    Elle en a rien à faire
    Elle distribue ses sourires
    Elle en reçoit autant
    Zora sourit, effrontément
    Zora sourit, insolemment

    Zora sourit pour elle, elle sourit d'être là
    Mais elle sourit pour celles, celles qui sont là-bas
    Pour ces femmes, ses soeurs qui ne savent plus sourire
    Alors, des larmes plein le coeur, des larmes plein la vie
    Zora sourit, Zora sourit, Zora sourit


    (Jean-Jacques Goldman / J. Kapler)

  • 3

    On ne change pas

    On ne change pas
    On met juste les costumes d’autres sur soi
    On ne change pas
    Une veste ne cache qu’un peu de ce qu’on voit
    On ne grandit pas
    On pousse un peu, tout juste
    le temps d’un rêve, d’un songe
    Et les toucher du doigt

    Mais on n’oublie pas
    L’enfant qui reste, presque nu
    les instants d’innocence
    Quand on ne savait pas

    On ne change pas
    On attrape des airs et des poses de combat
    On ne change pas
    On se donne le change, on croit
    que l’on fait des choix
    Mais si tu grattes là
    Tout près de l’apparence tremble
    un petit qui nous ressemble
    On sait bien qu’il est là
    On l’entend parfois
    Sa rengaine insolente
    qui s’entête et qui répète
    Oh ne me quitte pas

    On n’oublie jamais
    On a toujours un geste
    qui trahit qui l’on est
    Un prince, un valet
    Sous la couronne un regard
    une arrogance, un trait
    D’un prince ou d’un valet
    Je sais tellement ça
    J’ai copié des images
    et des rêves que j’avais
    Tous ces milliers de rêves
    Mais si près de moi
    Une petite fille maigre
    marche à Charlemagne, inquiète
    Et me parle tout bas

    On ne change pas, on met juste
    les costumes d’autres et voilà
    On ne change pas, on ne cache
    qu’un instant de soi

    Une petite fille
    Ingrate et solitaire marche
    et rêve dans les neiges
    en oubliant le froid

    Si je la maquille
    Elle disparaît un peu,
    le temps de me regarder faire
    Et se moquer de moi

    Une petite fille
    Une toute petite fille

    (Jean-Jacques Goldman)

  • 4

    Je chanterai

    Et quand nous aurons fait le tour
    de nos ultimes projets
    Quand nous apprendrons à aimer nos échecs
    et nos regrets
    Quand nous en serons à ouvrir
    nos livres de souvenirs
    Je chanterai, je chanterai, je chanterai
    je chanterai toujours

    Quand les rêves de nos enfants
    deviendront nos espérances
    Quand leurs chagrins d’amour seront les nôtres
    et notre souffrance
    Quand nos regards nous suffiront
    quand nos pas seront les mêmes
    Je chanterai, je chanterai, je chanterai
    je chanterai toujours

    On dit ces choses, on oublie parfois, quand on rêve
    Ou qu’on est ivre
    Je te les dirai 100 000 fois, et ça m’aide tant à vivre

    Quand nos passés, quand tous ces jours
    seront notre vraie richesse
    Quand je saurai tout de tes dons
    quand je saurai tes faiblesses
    Quand l’amour aura d’autres goûts
    que la passion, le désir
    Je chanterai, je chanterai, je chanterai
    je chanterai toujours
    Et je t’aimerai, je t’aimerai
    je t’aimerai comme au premier jour
    Je chanterai, je t’aimerai


    (Jean-Jacques Goldman)

  • 5

    Terre

    Terre,
    J’ai passé trop de temps sur la route
    À espérer les faibles traces que tu as semées
    Terre,
    Si tu savais combien je t’ai manqué
    Ces journées sans boussole, je l’ai souvent prié
    Terre,
    Que font les amants qui se retrouvent?
    Que dois-je mettre ce soir
    Un rien de parfum, de l’alcool ou du blues?
    Terre,
    De mots doux qui tremblent et nichent partout
    De silences bavards, de paupières contre joues

    Et qu’importe le jeu
    J’ai ce que je veux
    Hisser le pavillon bleu
    Car ce soir j’ai touché

    Terre,
    Terre d’asile, sur ta peau de velours
    Glissent les encore et les toujours
    Terre,
    Terre promise, les oiseaux se souviennent
    De nos corps en drapeaux
    qui claquent et qui s’aiment
    Terre,
    Terre de feu, sans issue de secours
    Et nos braises rouges se consomment à leur tour

    Terre,
    Oubliée la mer des songes tabous
    Et les secondes passent
    un peu plus vite chaque jour

    Terre,
    Bien ancrée sur le sol de tes charmes
    J’ai laissé les étoiles guider mes bras
    vers ton cou

    Et ton oeil complice
    À graver sur mes reins
    Plus jamais, jamais peur de rien
    Car ce soir j’ai touché

    Terre,
    Terre d’asile, sur ta peau de velours
    Aux courbures de la fin du jour
    Terre,
    Terre brûlée au langage du désir
    Danse du ciel
    Caresses, partage et soupirs
    Terre,
    Terre étrangère, mais si proche pourtant
    C’est ici que je veux mourir maintenant

    Terre,
    Terre d’asile, terre d’amour

    Terre,
    Terre sauvage, terre promise


    (Erick Benzi)

  • 6

    En attendant ses pas

    En attendant ses pas, je mets la musique en sourdine, tout bas
    Trop bête, on ne sait pas, s'il sonnait
    si je n'entendais pas cette fois
    En attendant ses pas ce matin-là

    Un soir? Un matin? Un hiver, une aube
    Un printemps qu'il choisira
    Rien, je n'en sais rien, je mets des lumières
    Les nuits au bord des chemins

    En attendant ses bras je peins des fleurs aux portes
    Il aimera ça
    En attendant le doux temps de ses bras

    Et je prends soin de moi, rouge à mes lèvres, à mes joues
    Pour qu'il ne voit pas
    Quand trop pâle parfois, ne surtout pas
    qu'il me surprenne comme ça

    Il y a de l'eau fraîche et du vin
    Je ne sais pas ce qu'il choisira
    Je ne sais s'il est blond, s'il est brun
    Je ne sais s'il est grand ou pas
    Mais en entendant sa voix je saurai
    Que tous ses mots, tous, seront pour moi
    En attendant le doux temps de ses bras

    J'y pense tout le temps à cet instant, oh quand on se reconnaîtra
    Je lui dirai c'était bien long, non, je ne lui dirai sûrement pas
    En attendant ses pas, je vis, je rêve et je respire pour ça
    En attendant juste un sens à tout ça

    Refrain

    En attendant juste un sens à tout ça, tout ça


    (Jean-Jacques Goldman)

  • 7

    Papillon

    Tombent les feuilles
    Aux jours, plus courts
    qui retiennent
    Mon corps et ma voix
    Je voulais vous dire
    Que je vous aime

    Cocon qui s'éveille
    Aux seuls parfums
    que j'attends
    Au fond de mes rêves
    Souvent
    Quand mes yeux s'éclairent
    Longtemps
    Sur vos promesses blanches
    Sans y voir le piège
    qui danse

    Papillon éphémère
    Aux ailes de verre
    Prisonnière du fil
    de vos secrets

    Papillon qui espère
    Juste un peu de lumière
    Pour sécher ses couleurs
    Au feu de vos désirs

    Si forte est ma fièvre
    De vous, si doux
    mon prince
    J'ai perdu les mots
    Je voudrais vous dire
    Combien je vous aime


    (Erick Benzi)

  • 8

    L'abandon

    Le soleil en automne, indulgent
    Les peaux nues se donnent aux tièdes vents
    Là-bas les tempos paraissent
    Battre au rythme paresseux du temps
    L'abandon, tout s'apprend

    Caresses des vagues aux chauds courants
    Le sable doux, bel et tendre amant
    Là-bas les danses infinies
    Nous mélangent et l'amour aime la vie
    L'abandon, c'est appris, la nature initie ici

    On sait déjà ces moments-là
    Le soleil avait préparé ça
    L'abandon tout petit
    Les îles initient à l'amour ici

    On sait déjà, ces rythmes-là
    Les feux d'en bas, ce lascif état
    La chaleur et le vent
    Oh tout doucement
    mon île m'apprend

    Le rhum aux hommes attendrit les bras
    Le rire aux femmes, aux filles, aux éclats
    Les nuits velours ici bas
    Les mêmes à Panama, mêmes à Cuba
    L'amour a faim de toi et vice versa

    Des corps à corps, amoureux soldats
    Le plaisir en ces brûlants combats
    Tout ici : l'eau, le climat
    Tout est désir, on n'y échappe pas
    L'abandon, tout s'apprend
    Dans les danses et les jeux d'enfants

    Refrain (x2)

    Un pas de toi, un pas de moi
    Les bassins collent et bougent tout bas
    Tout s'apprend, l'abandon
    Je vais où tu vas et même au-delà

    Tout contre toi, la nuit sans loi
    Que l'instant nous soulève et basta
    Le moment ce moment, rien n'est plus
    Important que ça

    On sait déjà ces moments-là
    Le soleil avait préparé ça
    La chaleur et le vent
    Oh tout doucement
    mon île m'apprend


    (Jean-Jacques Goldman)

  • 9

    Dans un autre monde

    Loin, loin, c'était certain
    Comme une immense faim, un animal instinct
    Oh, partir, partir et filer plus loin
    Tout laisser, quitter tout, rejoindre un destin

    Bye bye, mais faut que j'm'en aille
    Adieu tendres années, salut champs de bataille
    Et sentir, oh sentir et lâcher les chiens
    Y'a trop de trains qui passent, ce train c'est le mien

    Et tant pis pour moi, et tant pis pour nous
    J'aurais pu rester où la roue tourne, où tout est doux
    Moi j'avais pas l'choix, ça cognait partout
    Le monde est ta porte et se joue des verrous

    Rendez-vous dans un autre monde
    ou dans une autre vie
    Quand les nuits seront plus longues
    plus longues que mes nuits
    Et mourir, oh mourir, mais de vivre et d'envie
    Rendez-vous quand j'aurai dévoré mes appétits

    Beau, beau de bas en haut
    J'aimais manger sa peau, j'aimais boire à ses mots
    Mais trop tard, ou brouillard, ou bien trop tôt
    C'était la bonne histoire mais pas le bon tempo

    Bye bye, faut que j'm'en aille
    Une croix sur ses lèvres et ma vie qui s'écaille
    Et s'offrir et souffrir et tomber de haut
    Et descendre et descendre au fond sur le carreau

    Et tant pis pour moi, et tant pis pour lui
    J'pourrais l'attendre ici, rien ne s'oublie tout est gris
    Moi j'avais pas l'choix, ça cognait aussi
    C'est le monde à ta porte et tu lui dis merci

    Refrain

    Rendez-vous dans un autre monde ou dans une autre vie
    Une autre chance, une seconde et tant pis pour celle-ci
    Et puis rire à périr, mais rire aujourd'hui
    Rendez-vous quelque part entre ailleurs et l'infini
    Rendez-vous quand j'aurai dévoré mes appétits
    Rendez-vous quelque part entre ailleurs et l'infini
    C'est le monde à ta porte et tu lui dis merci

    Rendez-vous dans un autre monde ou dans une autre vie
    Une autre chance, une seconde et tant pis pour celle-ci
    Et puis rire à périr, mais rire aujourd'hui

    Ticket pour autre rencontre, rencard au paradis
    Et puis rire à périr, mais rire aujourd'hui
    Au plaisir à plus tard et plus tard est si joli


    (Jean-Jacques Goldman)

  • 10

    Sur le même bateau

    Sur les passerelles à l'embarquement
    Populaires ou premières, derrière ou devant
    On monte les malles, des quais sur le pont
    On charge dans les cales de l'acier, des jurons
    Ne manque plus qu'un signe, du capitaine un mot
    Des cabines aux cuisines
    Sur le même bateau

    Un doigt de champagne, un toast au départ
    Dans les soutes le bagne et les heures de quart
    Des soirées mondaines, des valses ou tangos
    Aux ombres, à la peine, un mauvais tord boyau
    En attendant l'escale, Athènes ou Macao
    Sous les mêmes étoiles
    Sur le même bateau

    Au feu des machines, souffre matelot
    Près de la piscine, les belles et les beaux
    Des salles de moteurs, des salons joyaux
    Ici la sueur, le plus grand luxe en haut
    Mais vienne une tempte, une lame en sursaut
    Toutes les âmes s'inquiètent
    Sur le même bateau

    Quand les astres s'en mêlent sur l'immense océan
    Quand tout devient si frêle face aux éléments
    Plus de rang plus de classe, plus de bagne ou de beau
    Chacun la même angoisse
    Sur le même bateau


    (Jean-Jacques Goldman)

  • 11

    Tous les blues sont écrits pour toi

    "I woke up this morning baby,
    the blues was pouring out of me"
    Cent fois ces mots je les ai dits
    ces mots que d'autres avaient écrits
    De toute ma voix, de toute mon âme
    "with all the soul that I can"
    Le blues comme on me l'a appris
    "I woke up this morning baby"
    mais ce matin-là, j'ai compris

    La peine aux longs champs de coton
    j'imaginais de mon cocon
    Les coups, le sang, les temps boueux
    j'avais mal en fermant les yeux
    "His baby's far away"
    j'ai des pardons, j'ai des prières
    Mais l'blues c'est pas des phrases en l'air

    "I woke up this morning baby"
    mais ce matin t'as vraiment froid
    Tu comprends du fond de ta poitrine
    tous les blues sont écrits pour toi

    "Oh, oh I feel, the blues in me
    Nobody knows how I really feel
    Nobody knows, nobody cares"
    Les mots te brûlent un par un comme s'ils
    Comme s'ils t'appartiennent enfin
    Ces blues étaient les tiens

    De toute ma voix, toute mon âme, "with all the soul that I can"
    Le blues qu'on n'm'a jamais appris
    "I woke up this morning, the blues was pouring out of me
    Nobody knows, nobody sees"


    (Jean-Jacques Goldman)

  • 12

    S'il suffisait d'aimer

    Je rêve son visage je décline son corps
    Et puis je l’imagine habitant mon décor
    J’aurais tant à lui dire si j’avais su parler
    Comment lui faire lire au fond de mes pensées?

    Mais comment font ces autres à qui tout réussit?
    Qu’on me dise mes fautes mes chimères aussi
    Moi j’offrirais mon âme, mon coeur et tout mon temps
    Mais j’ai beau tout donner, tout n’est pas suffisant

    S’il suffisait qu’on s’aime, s’il suffisait d’aimer
    Si l’on changeait les choses un peu, rien qu’en aimant donner
    S’il suffisait qu’on s’aime, s’il suffisait d’aimer
    Je ferais de ce monde un rêve, une éternité

    J’ai du sang dans mes songes, un pétale séché
    Quand des larmes me rongent que d’autres ont versées
    La vie n’est pas étanche, mon île est sous le vent
    Les portes laissent entrer les cris même en fermant

    Dans un jardin l’enfant, sur un balcon des fleurs
    Ma vie paisible où j’entends battre tous les coeurs
    Quand les nuages foncent, présages des malheurs
    Quelles armes répondent aux pays de nos peurs?

    S’il suffisait qu’on s’aime, s’il suffisait d’aimer
    Si l’on changeait les choses un peu, rien qu’en aimant donner
    S’il suffisait qu’on s’aime, s’il suffisait d’aimer
    Je ferais de ce monde un rêve, une éternité

    S’il suffisait qu’on s’aime, s’il suffisait d’aimer
    Si l’on pouvait changer les choses et tout recommencer
    S’il suffisait qu’on s’aime, s’il suffisait d’aimer
    Nous ferions de ce rêve un monde
    S’il suffisait d’aimer


    (Jean-Jacques Goldman)