Sans attendreSans attendre

Release date: Nov 5, 2012Date de sortie: 5 nov. 2012

In 2012, Celine is back! She returns with her new French-language album ‘Sans attendre’, her first studio album in five years. Celine worked with top artists in the francophone music world including Jacques Veneruso, Luc Plamondon, David Esposito, Maxime Le Forestier and Stanislas to create a poignant album filled with pure emotion, evocative lyrics and powerful melodies. The first single, “Parler à mon père”, has enjoyed tremendous success in Quebec and throughout Europe maintaining the #1 position for 10 weeks on the Quebec charts! Several distinguished artists have joined voices with Celine to record duets on this album; French rock legend Johnny Hallyday on “L’amour peut prendre froid”, world-renown Quebec artist Jean-Pierre Ferland on “Une chance qu’on s’a” and the late Henri Salvador in a virtual duet titled “Tant de temps”. 

The ‘Sans attendre’ Deluxe Edition includes 2 bonus tracks -“Les jours comme ça” and “Ne me quitte pas”, a classic by the late Jacques Brel, which Celine performs with so much emotion in her Las Vegas show. This fabulous edition also comes with a charming 2013 desk calendar featuring the album artwork.

En 2012, Céline revient avec un tout nouvel album en français ‘Sans attendre’, son premier album studio en cinq ans. Céline s’est entourée de grands noms de la musique francophone tels que Jacques Veneruso, Luc Plamondon, David Esposito, Maxime le Forestier ou encore Stanislas, pour créer un album poignant rempli d’émotions pures, de paroles évocatrices et de puissantes mélodies. Le 1er extrait, “Parler à mon père”, connait un véritable succès au Québec et en Europe, se maintenant à la 1ère position pendant 10 semaines dans les classements québécois! Des invités prestigieux mêlent leur voix à celle de Céline sur cet album: la légende du rock français Johnny Hallyday sur “L’amour peut prendre froid”, l’incontournable artiste québécois Jean-Pierre Ferland sur “Une chance qu’on s’a” et le regretté Henri Salvador pour un duo virtuel de la chanson “Tant de temps”.

L’édition Deluxe de ‘Sans attendre’ inclut deux chansons bonus : “Les jours comme ça” et “Ne me quitte pas”, un classique du grand Jacques Brel que Céline interprète à Las Vegas avec tant d’émotion. Retrouvez également, dans cette somptueuse édition, un charmant calendrier de bureau 2013 reprenant la pochette de l’album.

  • 1

    Parler À Mon Père

    Je voudrais oublier le temps

    Pour un soupir, pour un instant
    Une parenthèse après la course
    Et partir où mon cœur me pousse
    Je voudrais retrouver mes traces
    Où est ma vie, où est ma place
    Et garder l'or de mon passé
    Au chaud dans mon jardin secret
    Je voudrais passer l'océan
    Croiser le vol d'un goéland
    Penser à tout ce que j'ai vu
    Ou bien aller vers l'inconnu
    Je voudrais décrocher la lune
    Je voudrais même sauver la terre
    Mais avant tout
    Je voudrais parler à mon père
    Parler à mon père

    Je voudrais choisir un bateau
    Pas le plus grand ni le plus beau
    Je le remplirais des images
    Et des parfums de mes voyages
    Je voudrais freiner pour m'asseoir
    Trouver au creux de ma mémoire
    Les voix de ceux qui m'ont appris
    Qu'il n'y a pas de rêve interdit
    Je voudrais trouver les couleurs
    Du tableau que j'ai dans le cœur
    De ce décor aux lignes pures
    Où je vous vois, qui me rassure
    Je voudrais décrocher la lune
    Je voudrais même sauver la terre
    Mais avant tout
    Je voudrais parler à mon père
    Parler à mon père
    Je voudrais oublier le temps
    Pour un soupir, pour un instant
    Une parenthèse après la course
    Et partir où mon cœur me pousse
    Je voudrais retrouver mes traces
    Où est ma vie, où est ma place
    Et garder l'or de mon passé
    Au chaud dans mon jardin secret

    Je voudrais partir avec toi
    Je voudrais rêver avec toi
    Toujours chercher l'inaccessible
    Toujours espérer l'impossible
    Je voudrais décrocher la lune
    Et pourquoi pas sauver la terre
    Mais avant tout
    Je voudrais parler à mon père
    Parler à mon père

    (Jacques Veneruso)

  • 2

    Le miracle

    Serre ton bonheur quand il vient

    Écoute les murmures et les lents dessins
    Du fleuve rouge et mauve qui coule en nos seins
    Ses dangers, ses ravins

    Pleure la lumière quand elle meure
    Puis hurle sous la lune comme ça l'air de rien
    Devant la nuit immense et jusqu'au matin
    Va toucher le lointain

    Au-dessus de nous, dedans et tout autour
    Le miracle est partout mon amour
    Sauras-tu le voir

    Au cœur de nos cœurs, au-delà des contours
    Le miracle est partout mon amour
    C'est à toi de le voir

    Terre ta douleur quand elle brille
    Partage tes envies, tes jeux, tes prodiges
    Le long de tes racines ces voix qui grésillent
    Va défier tes vertiges

    Brûle ton amour quand il brûle
    Fais feu de tout le bois dont tes bras disposent
    Étonne-toi du fond de ta moindre cellule
    N'oublie jamais les roses

    Au dessus de nous dedans et tout autour
    Le miracle est partout mon amour
    Sauras-tu le voir

    Au cœur de nos cœurs, au-delà des contours
    Le miracle est en nous mon amour
    C'est à toi de le voir

    Au cœur de nos cœurs et dans le point du jour
    Le miracle est en nous mon amour
    C'est à toi de le voir

    Le miracle est en nous mon amour

    Au-dessus de nous, dedans et tout autour
    Le miracle est partout mon amour
    Sauras-tu le voir

    Le miracle est en nous mon amour...

    (Marie Bastide / Gioacchino Maurici)

  • 3

    Qui peut vivre sans amour?

    L’amour est le pire des fléaux

    Il change l’allure, truque les mots
    C’est pire qu’un lavage de cerveau

    Comme l’oasis dans le désert
    Il nous attire, il cherche à plaire
    Pour nous faire plonger en enfer

    L’amour n’a aucune morale
    C’est un criminel en cavale

    Mais qui peut dire
    Qu’il peut vivre sans amour
    Qui ?
    Qui peut faire
    Comme s’il n’en voulait pas
    Qui ?
    Mais qui peut dire
    Que ça n’lui fait rien l’amour
    Qui ?
    Il torture, il foudroie
    Nous cloue les bras en croix
    Mais qui peut dire ?

    L’amour fait tout le sale boulot
    Jette les âmes pures dans les cachots
    Brise les princesses dans les châteaux

    Il n’y a jamais de drapeaux blancs
    Pas d’armistices, pas de printemps
    C’est la guerre quand l’amour vous prend

    L’amour vous laisse champ de bataille
    C’est du poison dans les entrailles

    Mais qui peut dire
    Qu’il peut vivre sans amour
    Qui ?
    Qui peut faire
    Comme s’il n’en voulait pas
    Qui ?
    Mais qui peut dire
    Que ça n’lui fait rien l’amour
    Qui ?
    Il torture, il foudroie
    Nous cloue les bras en croix
    Mais qui peut dire
    Qu’il peut vivre sans amour
    Qui ?

    Qui peut faire
    Comme s’il n’en voulait pas
    Qui ?
    Mais qui peut dire
    Que ça n’lui fait rien l’amour
    Qui ?

    Il nous blesse, nous caresse
    Nous tient à bout de laisse
    Mais qui peut dire ?

    (À bout de laisse)

    Mais qui peut dire
    Qu’il peut vivre sans amour
    Qui ?
    Qui peut faire
    Comme s’il n’en voulait pas
    Qui ?
    Mais qui peut dire
    Que ça n’lui fait rien l’amour
    Qui ?
    Il torture, il foudroie
    Nous cloue les bras en croix


    (Elodie Hesme / David Gategno)

  • 4

    L'amour peut prendre froid (duo avec Johnny Hallyday)

    Si jamais je me perds

    Si jamais je prends l’eau
    Ouvre-moi la portière
    L’amour peut prendre froid

    Si tu fais marche arrière
    Si tu regrettes tous ces mots
    Car au creux de l’hiver
    L’amour peut prendre froid

    Si tu veux bien encore
    De mon cœur et de mon corps jusqu’à l’aurore
    Me laisse plus comme ça toute la nuit au-dehors
    L’amour peut prendre froid

    Si jamais on s’endort
    Dans notre petit confort
    On changera de port
    L’amour peut prendre froid

    Si on roule vers le nord
    On laissera notre décor
    Se consumer alors
    L’amour peut prendre froid

    Si jamais on s’en sort
    Je te redirais une fois de plus alors 
    Que même s’il n’est pas à ce jour déjà mort
    L’amour peut prendre froid

    Si tu veux bien encore
    De mon cœur et de mon corps jusqu’à l’aurore
    Me laisse plus m’en aller toute la nuit dehors
    L’amour peut prendre froid

    Si tu veux prendre l’air
    Si tu veux changer de peau
    Referme bien la portière
    L’amour peut prendre froid


    (Christophe Miossec / Todd Wright – Mary Ann Redmond)

  • 5

    Attendre

    Attendre
    Quelqu'un qui n'arrive pas
    Attendre
    Sans jamais perdre la foi
    Pour prendre
    La route qu'on a décidé
    De prendre
    Il nous faut du temps parfois
    Malgré
    Ce qui pourrait nous faire douter
    On veut tous espérer

    Attendre
    Que quelqu'un vienne nous chercher
    Attendre
    Qu'on puisse enfin retrouver
    Si tendre
    Cet amour qu'il nous fallait
    Attendre
    Et le temps pour enfin se
    Comprendre
    C'est la vie qui saura nous
    Apprendre
    La vie a toujours raison d'attendre
    D'attendre

    Attendre
    Un enfant qui te ressemble
    Attendre
    Les premiers sons de sa voix
    Entendre
    Les mots que j'ai tant rêvés
    D'entendre
    Les partager avec toi
    Malgré
    Tout ce qui pourrait nous blesser
    On veut tous espérer

    Attendre
    Que quelqu'un vienne nous chercher
    Attendre
    Qu'on puisse enfin retrouver
    Si tendre
    Cet amour qu'il nous fallait
    Attendre
    Et le temps pour enfin se
    Comprendre
    C'est la vie qui saura nous
    Apprendre
    La vie a toujours raison d'attendre
    Oui d'attendre

    Attendre
    Que toi tu viennes enfin me
    Surprendre
    Et de ta vie toute entière
    Dépendre
    Ne pas dire un mot et se comprendre
    Moi j'ai passé ma vie à
    T'attendre
    Et tout ce temps que j'ai voulu
    Prendre
    C'est l'amour qu'il me faut te rendre
    Sans attendre
    Sans attendre

    Sentir
    Qu'il est maintenant l'heure de
    Désobéir
    Qu'il faut tout vivre avant de
    Mourir
    Et sans trembler, sans s'attendre
    Au pire
    Sans peur des coups, sans peur de
    Souffrir
    Nous construirons ensemble
    L'avenir
    Laisse-moi encore une fois
    Te dire
    De m'attendre

    Oui attendre
    Que toi tu viennes enfin me
    Surprendre
    Et de ta vie toute entière
    Dépendre
    Ne pas dire un mot et se comprendre
    Moi j'ai passé ma vie à
    T'attendre
    Et tout ce temps que j'ai voulu
    Prendre
    C'est l'amour qu'il me faut te rendre
    Sans attendre


    (Elodie Hesme / David Gategno)

  • 6

    Une chance qu'on s'a (duo avec Jean-Pierre Ferland)

    Une chance que j’t’ai
    Je t’ai, tu m’as
    Une chance qu’on s’a

    Quand tu m’appelles "mon p’tit loup"
    Avec ta belle voix
    Tu panses mes bleus
    Tu tues tous mes papillons noirs

    Tu fais des boules de lumières
    Avec tes p’tits doigts
    Tu fous la trouille aux hiboux

    Une chance que j’t’ai
    Je t’ai, tu m’as
    Une chance qu’on s’a

    J’suis pas très grand
    Pas très fort
    Mais que personne vienne
    Te faire d’la peine
    Sans d’abord me passer sur le corps

    Fie-toi sur moi
    Mon bon chat
    T’auras jamais peur
    Tant que j’vivrai
    Même, même si je meurs

    Une chance que j’t’ai
    Je ferais tous les planétariums
    Je t’ai, tu m’as
    Chercher dans toutes les galaxies
    La crème des femmes
    Que je finirai dans ton lit

    Le paradis c’est ici
    Y’a pas d’autres vies
    J’te donne la mienne
    Parce que je t’aime à l’infini
    Une chance que j’t’ai
    J’ferais tous les planétariums
    Je t’ai, tu m’as
    Chercher dans toutes les galaxies
    Une chance qu’on s’a

    Une chance qu’on s’aime


    (Jean-Pierre Ferland / Alain Leblanc)

  • 7

    La mer et l'enfant

    Je suis la mère, tu es l’enfant
    Aucun lien n’est plus sage
    Tu es le sable, moi l’océan
    Tu es mon seul rivage

    Je te recouvre chaque instant
    De mes vagues de passion
    Comme une mer de sentiments
    Et d’affection

    De toute ma tendresse
    Mes vagues te caressent

    Comme un enfant face à la mer
    Souriant et apaisé
    Tu trouves en moi quelques repères
    Notre rêve est réalisé

    Ne pleure plus, je te rassure
    Car c’est la mer qui efface
    Les cicatrices et les blessures
    Écrites dans le sable à la surface

    Je suis la mère, tu es l’enfant
    Aucun lien n’est plus fort
    Tu es ma terre, moi l’océan
    Tu es mon seul décor

    Je sais devenir capricieuse
    Je peux me mettre en sang
    Et jouer la tempête furieuse
    Qui te défend

    De tout mon privilège
    Mes vagues te protègent

    Comme un enfant face à la mer
    Souriant et apaisé
    Tu trouves en moi quelques repères
    Notre rêve est réalisé

    Ne pleure plus, je te rassure
    Car c’est la mer qui efface
    Les cicatrices et les blessures
    Écrites dans le sable à la surface

    Comme un enfant face à la mer
    Souriant et apaisé
    Tu trouves en moi quelques repères
    Notre rêve est réalisé

    Ne pleure plus, je te rassure
    Car c’est la mer qui efface
    Les cicatrices et les blessures
    Écrites dans le sable à la surface


    (Fabien Marsaud (Grands Corps Malade) / David Gategno)

  • 8

    Moi quand je pleure

    Une petite fille abandonnée
    Un oiseau blessé
    Un été sans fleurs
    Une petite fille aux grands malheurs
    C’est moi quand je pleure
    C’est moi quand je pleure

    Moi quand je pleure c’est pour de bon
    C’est pour un oui, c’est pour un non
    Pour un souvenir incertain, un soupir
    Souvent pour un rien

    Moi quand je pleure c’est sans arrêt
    C’est comme un fleuve à consoler
    De tout mon cœur
    Moi quand je pleure
    C’est vrai

    Moi quand je pleure
    Moi quand je pleure

    Ça part un peu n’importe quand
    Comme un ouragan
    Comme une peine de cœur
    Ça peut durer pendant des heures
    C’est moi quand je pleure
    C’est moi quand je pleure

    Moi quand je pleure c’est à mourir
    Quelquefois même, ça m’fait plaisir
    Roulée en boule, agitée par la houle
    Et les sanglots lourds

    Moi quand je pleure c’est sans arrêt
    C’est comme la mer et les marées
    De tout mon cœur
    Moi quand je pleure
    C’est vrai

    Moi quand je pleure
    Moi quand je pleure
    Moi quand je pleure
    Moi quand je pleure

    Moi, quand je pleure, c’est que pour moi
    C’est ma cabane au fond des bois
    Cachée du cash et des flèches et des flashs
    Et des néons des villes

    Il suffirait que tu me touches
    Avec tes mains, avec ta bouche
    Que tu m’effleures
    Promis je pleure
    Plus jamais

    Moi quand je pleure
    Moi quand je pleure

    Hé, tu vas me dire que j’exagère
    Hé, que mes menaces ne te font pas peur
    Hé, j’aime pas lancer mes larmes en l’air
    Hé, dis moi je t’aime ou je repleure
    Hé, dis moi je t’aime ou je repleure
    Hé, dis moi je t’aime ou je repleure


    (Maxime Le Forestier / Stanislas)

  • 9

    Celle qui m'a tout appris

    Je me demande à quoi elle pense
    Quand elle s’enferme dans ses silences
    Si dans mes yeux elle voit ses yeux
    Si son passé est plus heureux
    Se souvient-elle des jours fragiles
    De tous ces voyages immobiles
    Combien de rêves, combien de doutes
    Et combien de pièges sur sa route

    Et même si je me perds la nuit
    Les rôles sont inversés aujourd’hui
    C’est le jeu de la vie
    Je veille sur celle qui m’a tout appris
    Et même si je me perds là-bas
    Sous un soleil bien trop grand pour moi
    C’est le jeu de ma vie
    Je veille sur celle qui m’a tout appris

    Je la regarde marcher de dos
    Le rose de l’été sur sa peau
    Je sais qu’elle suit dans la lumière
    Le chemin tracé par mon père
    Elle me croit loin, je suis si près
    Le passé me hante, les regrets
    Un avion, un hôtel, un adieu sur un quai
    Souvent je pense à elle pour me trouver

    Et même si je me perds la nuit
    Les rôles sont inversés aujourd’hui
    C’est le jeu de la vie
    Je veille sur celle qui m’a tout appris
    Et même si je me perds là-bas
    Sous un soleil bien trop grand pour moi
    C’est le jeu de ma vie
    Je veille sur celle qui m’a tout appris

    Lancée vers l’océan dans le reflet du monde
    Emportée par le vent, c’est mon enfance qui tombe

    Et même si je me perds la nuit
    Les rôles sont inversés aujourd’hui
    C’est le jeu de la vie
    Je veille sur celle qui m’a tout appris
    Et même si je me perds là-bas
    Sous un soleil bien trop grand pour moi
    C’est le jeu de ma vie
    Je veille sur celle qui m’a tout appris
    C’est le jeu de ma vie,
    C’est le jeu de ma vie
    Je veille sur celle qui m’a tout appris


    (Nina Bouraoui / Jacques Veneruso)

  • 10

    Je n'ai pas besoin d'amour

    Non je n’ai pas besoin d’amour
    J’ai quelqu’un à tous les jours
    Dans mes bras
    Non
    Je n’ai pas besoin d’amour
    Je n’ai pas besoin de lune
    J’ai des baisers qui m’allument
    Mieux que toutes les étoiles

    Non
    Je n’ai pas besoin de fleurs
    Les mots germent dans mon cœur
    Je n’ai pas besoin de rêves
    Je n’ai pas besoin d’amant
    Le vent souffle énormément
    La nuit se couche en chantant
    Et moi je berce ma famille

    Un petit, petit bonheur immense
    Un beau cadeau de l’existence

    Non
    Je n’ai pas besoin d’amour
    J’ai des amis qui m’entourent
    J’ai du bonheur plein les bras
    Non
    Je n’ai pas besoin d’amour
    Je n’ai pas besoin de lune
    J’ai des baisers qui m’allument
    Mieux que toutes les étoiles

    Un petit, petit bonheur immense
    Un beau cadeau de l’existence

    Tu n’es pas l’amour de ma vie
    Tu es la vie de mon amour
    Mon petit, petit, petit très grand bonheur
    Je n’ai pas besoin de fleurs
    Les mots germent dans mon cœur
    Je n’ai pas besoin de rêves
    Non
    Je n’ai pas besoin d’amant
    Un seul jour sans t’embrasser
    Les feuilles se mettent à tomber
    Au secours, au secours
    J’ai besoin de ton amour


    (Jean-Pierre Ferland / Daniel Mercure)

  • 11

    Si je n'ai rien de toi

    D’avoir son étoile sur Hollywood Boulevard
    Son nom en lettres d’or
    Faire rêver le monde au son des guitares
    Au son des accords

    Chanter tant que Dieu me donne encore le temps
    Avant le paradis
    Et voir mon royaume briller au firmament
    Jusqu’en Australie

    Mais ça ne suffit pas
    Ça ne suffit pas

    Si je n’ai rien de toi
    Si j’n’entends plus ta voix
    Je redeviens l’enfant
    Abandonné, crevant
    Dans sa chambre au bout du couloir

    Si je n’ai rien de toi
    Si je ne sens plus tes bras
    Je redeviens manant
    Clochard et chien errant
    Le cœur en loques sur le trottoir
    Hurlant sa peur dans le noir

    Si je n’ai rien de toi
    À quoi sert d’être moi
    D’être moi

    Préserver son âme jusqu’à désobéir
    Et fidèle à soi-même
    Décider de vivre guidé par le désir
    Sans regrets ni sans haine

    Monter sur les scènes le corps en pleine lumière
    Et porté par les cris
    M’élever du sol jusqu’à quitter la terre
    Comme le dernier Messie

    Mais ça ne suffit pas

    Si je n’ai rien de toi
    Si j’n’entends plus ta voix
    Je redeviens l’enfant
    Abandonné, crevant
    Dans sa chambre au bout du couloir

    Si je n’ai rien de toi
    Si je ne sens plus tes bras
    Je redeviens manant
    Clochard et chien errant
    Le cœur en loques sur le trottoir

    Si je n’ai rien de toi
    Si je n’entends plus ta voix
    Je redeviens l’enfant
    Abandonné, crevant
    Dans sa chambre au bout du couloir

    Si je n’ai rien de toi
    Je deviens mort vivant
    Fantôme et transparent
    Condamné aux flammes de l’enfer
    Hurlant sous la misère

    Si je n’ai rien de toi
    À quoi sert d’être moi
    Oui d’être moi


    (Elodie Hesme / David Gategno)

  • 12

    Que toi au monde

    Quand dans tes bras
    Tu m'as serrée
    Mon cœur s'est arrêté de battre

    Tu ignorais
    Dans quelle contrée
    Tu t'en allais combattre

    J'ai supplié :
    « Laissez-le moi ! »
    Mais ils sont venus te chercher

    Je n'ai que toi au monde
    Pour me parler d'amour
    Que toi qui me répondes
    Quand j'appelle au secours

    Je n'ai que toi au monde
    Que toi à qui confier
    Mes blessures profondes
    Et mes rêves brisés

    Je n'ai que toi au monde
    Et si je te perdais
    Je crois que j'en mourrais
    Tu sais

    Tu t'en allais
    Porter la paix
    À un peuple en détresse

    Sans hésiter
    Tu étais prêt
    À donner ta jeunesse

    Tu étais beau
    Comme un héros
    Sur ta dernière photo

    Je n'ai que toi au monde
    Pour me parler d'amour
    Que toi qui me répondes
    Quand j'appelle au secours

    Je n'ai que toi au monde 
    Reviendras-tu vivant
    De cette guerre immonde
    Vivant mais comme avant

    Je n'ai que toi au monde
    Et si je te perdais
    Je crois que j'en mourrais
    Tu sais...

    Je n'ai que toi au monde

    Mais qu'est-ce que t'as fait
    De tes deux bras
    Qui ne pourront plus me serrer

    Je n'ai que toi au monde
    À qui parler d'amour
    Que toi qui me répondes
    Quand j'appelle au secours

    Je n'ai que toi au monde
    Et si je te perdais
    Je crois que j'en mourrais
    Tu sais...

    Je n'ai que toi au monde
    Que toi au monde


    (Luc Plamondon / Davide Esposito)

  • 13

    Tant de temps (duo avec Henri Salvador)

    Tant de temps
    Au cadran de l'absence
    Tant de temps
    Déluge de silence
    Tout à coup
    La nuit tombe sur nous

    Tant de temps
    Comme une marée noire
    Qui s'étend
    Sur l'eau de ma mémoire
    Sous la proue
    D'un amour qui s'échoue

    Oh ma vie,
    Pourquoi suis-je tombé de haut
    Sur le banc des gens normaux
    Dans mes mains
    Y'a plus rien
    Que du pain pour les oiseaux

    Tant de temps
    À respirer tes lettres
    Ces instants
    Qui ne peuvent pas renaître
    Dans nos yeux
    Qui ne croient plus en nous deux

    Tant de temps
    Qui me ronge les ongles
    Jusqu'au sang
    À blanchir ton ombre
    J'ai si peur
    Des fantômes du bonheur

    Toutes ces nuits
    À survivre loin de toi
    Dans le vide de tes bras
    Accroché à l'amour
    Sous l'avalanche des jours

    Tant de temps
    Au cadran de l'absence
    Lancinant
    Roulement de silence
    Tout à coup
    L'oubli tombe sur nous
    L'oubli tombe sur nous


    (Sylvain Lebel / Christian Loigerot)

  • 14

    Les petits pieds de Léa

    Je ne te connaissais pas,
    Mais tu me faisais rire aux éclats
    Avec les petits coups de souris
    Que tu donnais derrière mon nombril

    Même sans te connaître,
    Je t'aimais si fort, déjà
    J'avais dans tout mon être
    Tellement envie de prendre soin de toi

    Pourquoi les petits pieds de Léa
    Ne feront jamais leurs tout premiers pas
    Pourquoi ses petits pieds ne grandiront pas

    Petit frisson dans l'univers
    Comme si la vie changeait d'idée
    En un coup de vent de poussières
    Le bonheur s'est envolé

    J'aurais tout donné
    Pour que tu grandisses dans mes bras
    Le mauvais sort avait pointé
    Le malheur, c'était donc ça...

    Pourquoi les petits pieds de Léa
    Ne feront jamais leurs tout premiers pas
    Pourquoi ses petits pieds ne grandiront pas

    Couché aux creux de mes mains
    Un petit être si léger
    Mais tellement, tellement pesant
    Dans mon cœur de maman

    Aucune trace de petits doigts
    Ni de bisous soufflés
    Par la fenêtre pour ton papa
    Quand il partira travailler

    Et ça lui brise le cœur
    De regarder l'arbre en fleurs
    Qu'il avait planté en pensant
    Vous voir pousser en même temps

    Pourquoi les petits pieds de Léa
    Ne feront jamais leurs tout premiers pas
    Pourquoi ses petits pieds ne grandiront pas

    Mon Dieu dites-moi pourquoi
    Je ne lui aurai chanté qu'une seule fois
    «Bonne nuit cher trésor, ferme tes yeux et dors»


    (Marianne L'Heureux / Sophie Vaillancourt)

  • 15

    Ne me quitte pas

    Ne me quitte pas
    Il faut oublier
    Tout peut s’oublier
    Qui s’enfuit déjà
    Oublier le temps
    Des malentendus
    Et le temps perdu
    À savoir comment
    Oublier ces heures
    Qui tuaient parfois
    À coups de pourquoi
    Le cœur du bonheur
    Ne me quitte pas
    Ne me quitte pas
    Ne me quitte pas
    Ne me quitte pas

    Moi je t’offrirai
    Des perles de pluie
    Venues de pays
    Où il ne pleut pas
    Je creuserai la terre
    Jusqu’après ma mort
    Pour couvrir ton corps
    D’or et de lumière
    Je ferai un domaine
    Où l’amour sera roi
    Où l’amour sera loi
    Où tu seras roi
    Ne me quitte pas
    Ne me quitte pas
    Ne me quitte pas
    Ne me quitte pas

    Ne me quitte pas
    Je t’inventerai
    Des mots insensés
    Que tu comprendras
    Je te parlerai
    De ces amants-là
    Qui ont vu deux fois
    Leurs cœurs s’embraser
    Je te raconterai
    L’histoire de ce roi
    Mort de n’avoir pas
    Pu te rencontrer
    Ne me quitte pas
    Ne me quitte pas
    Ne me quitte pas
    Ne me quitte pas

    On a vu souvent
    Rejaillir le feu
    D’un ancien volcan
    Qu’on croyait trop vieux
    Il est paraît-il
    Des terres brulées
    Donnant plus de blé
    Qu’un meilleur avril
    Et quand vient le soir
    Pour qu’un ciel flamboie
    Le rouge et le noir
    Ne s’épousent-ils pas
    Ne me quitte pas
    Ne me quitte pas
    Ne me quitte pas
    Ne me quitte pas

    Ne me quitte pas
    Je ne vais plus pleurer
    Je ne vais plus parler
    Je me cacherai là
    À te regarder
    Danser et sourire
    Et à t’écouter
    Chanter et puis rire
    Laisse-moi devenir
    L’ombre de ton ombre
    L’ombre de ta main
    L’ombre de ton chien
    Mais

    Ne me quitte pas
    Ne me quitte pas
    Ne me quitte pas
    Ne me quitte pas.


    (Jacques Brel)

  • 16

    Les jours comme ça

    Il y’a des jours comme ça
    Où plus rien n’a de sens
    Où toutes les évidences
    Sont à mille lieues de moi

    Et plus je te regarde
    Plus je perds connaissance
    Dans ce grand vide immense
    Où nos vies se noient

    Et après des jours comme ça
    Mon amour, dis-moi
    Que l’amour peut encore passer par là
    Après des jours comme ça
    Après des jours comme ça

    Il y’a des jours comme ça
    Où les questions s’entassent
    Où les sourires se lassent
    Pour la première fois

    Est-ce que ce n’est qu’un moment
    Juste un orage violent
    Qu’ensuite on sera assez fort
    Pour se battre encore

    Et après des jours comme ça
    Mon amour, dis-moi
    Que l’amour peut encore passer par là
    Après des jours comme ça

    Après des jours comme ça
    Saurais-tu, rassure-moi
    Si l’amour peut revenir sur ses pas ?
    Après des jours comme ça

    Est-ce que ce n’est qu’un jour comme ça
    Un frisson qui passe et qu’on oubliera ?

    Les jours comme ça…
    Est-ce que l’amour passe encore par là?…

    Après des jours comme ça
    Mon amour, dis-moi
    Que l’amour peut encore passer par là
    Après des jours comme ça

    Après des jours comme ça
    Saurais-tu, rassure-moi
    Si l’amour peut revenir sur ses pas ?
    Après des jours comme ça

    Dis-moi…


    (François Welgryn / William Rousseau – Rodrigue (Rod) Janois)